LONG DHDP a, le 10 septembre
dernier, publié une évaluation des prestations des journalistes depuis avril
2006, date départ du changement, et confirme ce que, long Reporters sans frontières et le
quotidien le Progrès avaient révélé à lopinion internationale et nationale.
Tirer la sonnette dalarme sur ce que léditorialiste Luc Fernand KPELLY du progrès avait appelé « la presse du
changement » et quavant lui, lONG française a, dans son rapport 2007, établi comme constat à savoir que le Bénin na plus le mérite dêtre au devant
en Afrique en matière de liberté de presse. Ainsi peut-on résumer linitiative
délaboration et de publication du rapport sur létat de la presse béninoise.
LONG nationale
DHDP : Droits de lHomme et de Droits de la Personne est lauteur de
cette enquête sur la situation des médias à lère du changement. Intitulé
rapport sur lEtat de Droits et de la Démocratie, ce travail fait par le journaliste
consultant Fernand Dansi Nouwligbèto a été porté à la connaissance du public à travers une conférence de presse
en présence des responsables de DHDP.
Cest un travail qui vient
rappeler la place et limportance du rôle des médias dans un Etat de droits. Daprès
Fernand NOUWLIGBETO journaliste écrivain, directeur de lagence proximités qui a conduit les travaux délaboration de ce document, je
cite « au Bénin depuis Avril 2006,
des arrestations, des détentions préventives arbitraires des hommes de presse,
des violences et voies de fait sur la personne des animateurs des médias, les
pressions douces et les intimidations ont fait déposer les plumes à beaucoup de
professionnels des médias ». Le travail de recherche de Fernand
NOUWLIGBETO est commandité par lONG que dirige lavocat émérite, au barrot
béninois, maître Joseph DJOGBENOU. Selon celui-ci une sorte de réduction
graduelle de ce quil appelle la pluralité des opinions, une sorte
duniformisation des programmes des organes de presse sopère de façon
progressive.
Faisant allusion aux prestations
des médias aujourdhui dans notre pays, différents acteurs avertis de la vie
politique nationale ont soutenu les résultats de ce rapport et ont affirmé quau-delà de luniformisation structurelle
des journaux télévisés il est noté parfois une sorte de gène chez des animateurs quand leur interlocuteur donne
des opinions divergentes de lopinion
officielle.
Laborieux,
scientifique et consciencieux ce document vient comme pour donner raison à
reporters sans frontières et à tous ceux qui
demandent un autre type de rapport entre le gouvernement, la classe politique en général et les organes
de presse.
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: Ajouté le 12/9/2008 à 10:56
ITW A CAREN PETROCIAN
Ouassa-tokpa, un petit village de Possotomé
à lâinstar de nombreux hameaux en Afrique constitue une attraction des
visiteurs. Parmi les tout premiers français à découvrir ce milieu du sud-ouest
du Bénin, Caren Pétrocian. Cela se passait il y a plus de trente ans. Lâhomme
est, avec son ami Henri Houessou natif de ce village, dans le cercle de ses amis à Possotomé, co-précurseur
de la promotion de ce village en tant que destination touristique. Câest cet
homme gai et encore plein dâamour pour cette région pittoresque de la rive nord
du lac Ahémé que nous avons rencontré pour vous. Dans cet entretien il partage
la genèse de son penchant pour la tour dâeau thermale, le relief et la berge Ã
possotomé et région mais aussi ses soucis pour le respect de lâenvironnement
dans les progrès dans sa ville préféréeâ¦â¦
DDM : CAREN PETROCIAN vous êtes Français dâorigine arménienne
depuis plus de 30ans vous fréquentez cette petite localité connue sous le nom
de Possotomé dâabord pour commencer comment est-ce que la découverte de
Possotomé sâest- elle passée ?
Caren Pétrocian : La découverte de Possotomé je la dois à un
ami béninois qui est de ce coin son nom câest Henri HOUESSOU, HOUESSOU qui est
une famille bien connue à Possotomé et Henri je lâai rencontré à Paris et on a
sympathisé et puis jâavais toujours rêvé de découvrir lâAfrique. Il mâa proposé
un jour de venir passer les vacances avec lui. Jâai sauté sur lâoccasion et
voilà on est arrivé ici et le voyage pour parvenir à ce petit coin tranquille
au bord du lac Ahémé en 1973 puisque câétait en 1973 que jâétais venir pour la
première fois câest déjà une aventure.
DDM : Quand vous dites que câest une aventure certainement
que vous y mettez beaucoup de choses ?
Caren Pétrocian : Oui pour un jeune européen qui nâa jamais mis
les pieds sur la terre africaine sâétait vraiment le voyage de toutes les découvertes.
Pour venir ici il y avait deux moyens, il y avait un moyen par la route puisquâil
y avait une route de bord de mer qui passait par les villages de la côte :
Sèhomi etc jusquâà Ouassa-Tokpa, qui était une route en mauvais état. Il y avait très peu de
véhicule qui acceptait de vous transporter de ce côté-là . Il y avait autre
possibilité câétait celle de prendre la piste jusquâà Tokpa-Domè et puis
traverser le lac Ahémé en pirogue.
DDM : Et vous, laquelle des voies avez vous pratiqué ?
Caren Pétrocian : Les
deux. Mais il sâavérait que la voie par la pirogue sâétait mieux que la route
parce que la route était absolument impossible. La première fois câétait quand
même par la route que je suis venu et je me souviens quâon avait dû avec mon
ami Henri laisser le véhicule sur un petit pont. Dans ce petit village appelé
ouèdèmè il y avait un petit pont difficile à traverser, un dos dalle impossible
et donc le taxi a déchargé nos bagages et nous aussi on est descendu là .
Vraiment câétait la grande aventure pour arriver à Ouassa-tokpa. En tout cas
peu importe les moyens pour y arriver, pour moi çà été une découverte parce que
on était loin des univers touristiques, on était dans un village
authentiquement africain, jâétais dans
le sein dâune famille authentiquement africaine et jâai découvert comment çÃ
fonctionnait ici.
DDM : Au regard des difficultés pour
accéder à ce village appeler Ouassa-tokpa dans lâarrondissement de Possotomé, on
pourrait sâimaginer avec ces difficultés une fois retourné au bercail, en
France on pouvait plus accepter de prendre le risque mais câest le contraire
que vous avez fait quâest ce qui a donc motivé cet amour pour Possotomé ?
Caren Pétrocian : Jâavais déjà un intérêt pour lâAfrique je
suis un artiste et je mâintéresse aux arts en général et aux arts africains en
particulier donc jâétais très attiré par lâAfrique et je voudrais voir de près
tout ce qui mâintéresse au niveau
culturel, esthétique, historique et donc pour moi câétait une occasion
formidable dâaccompagner un Africain dans son pays dans sa famille et voit de
près un tout petit peu ce qui mâintéressait et nâont pas de les voit du côté
dâun touriste avec toute la distance donc pour moi câétait véritablement une
chance. Si non que jâavais tellement apprécié cette expérience si bien que je
le renouvelle souvent annuellement, je suis revenir avec des amis je leur fait
partager mon enthousiasme et câest ainsi que avec le temps ce sont tissées des
relations durables.
DDM : Voilà des relations ce
sont tissées on pouvait penser que ces relations vont se limiter à la famille
HOUESSOU mais apparemment ce nâest pas le cas vous avez fait dâautres rencontres
dans la région, dâautres rencontres au Bénin ?
Caren Pétrocian : Oui, évidemment la famille HOUESSOU câétait
mon point dâentrain, câétait mon village câétait ma maison jâétais pris comme
un fils de la famille, jâétais entouré de beaucoup dâattention et en même temps
avec mon ami Henri on allait à droite à gauche même si à lâépoque, quand on
venait au début les moyen de
communications étaient difficiles parce que nous ne disposons pas dâun véhicule
il nây avait pas de fonds financiers importants pour voyager confortablement
donc câétait les occasions, attendre au bord dâune route quâune bâchée
sâarrête donc tout prenait du temps pour
aller à tel endroit, visiter telle chose mais cette manière de prendre le temps
quâen Afrique on a dedans une certaine découverte quâun européen parce que chez
nous on est toujours pressé on a
lâhabitude que tout aille vite et attendre une demi heure ¾ heures quâun
véhicule sâarrête au bord dâune route au début jâétais impatient et après comme
mon ami Henri jâétais au bord de la je mordillais de lâherbe je regardais ce
qui ce passait et si çà sâarrêtait çà sâarrêtait et si çà ne sâarrêtait pas on
attendait un peu encore.
DDM : Depuis 1973 beaucoup de souvenirs sont passés,
beaucoup dâévènements vous ont surpris agréablement ou désagréablement dans ce
coin. Ainsi quels sont vos meilleurs souvenirs depuis que vous visitez,
Possotomé ?
Caren Pétrocian : câest difficile de dire quels sont mes meilleurs
souvenirs parce que jâen ai tellement de bons souvenirs que câest difficile de choisir dans tout çà . Alors vous me prenez
un peu par surprise. Mais disons que pour moi ce qui était magique dans ce
village câétait dâabord tout le monde se connaissait ensuite il y avait une
seule maison qui était en dur, en ciment ; toutes les autres maisons
étaient en terre avec des toits en chaumes quelques unes avaient la tôle
ondulée câest véritablement un village authentiquement africain qui
fonctionnait il y avaient les pirogues tout le monde était sur le lac il y
avait lâagriculture. Les routes nâétaient pas tracées donc il y avait une
chaleur on sentait quâil avaient les folklores qui réunissaient les gens il y
avait le vodoun chacun avait son temple il y avait toutes ces sociétés
compliquées que je devais comprendre et les amis africains mây ont aidé. Il y a
le fonctionnement dâune famille africaine ça
aussi câétait les grandes
découvertes en tout cas quand on est un
touriste comme moi et quâon arrivait dans ce petit village le miracle câétait
cette fontaine avec lâeau minérale qui sortait chaude et où le soir les jeunes
sortaient au clair de lune et on allait se doucher là -bas avant de revenir à la
maison. Tout le trajet pour aller Ã
la fontaine et revenir à la maison câétait la chaleur de la nuit câétait les
petites lucioles qui sâallumaient qui sortaient des herbes quand on passait
câétait des moments magiques câétait aussi des fous rire puisque au clair de
lune les noirs sont bien noirs mais les blancs deviennent phosphorescents donc
tout le monde pouvait me voir me laver et câest des grands éclats de rire
DDM : Câétait beaucoup
dâhistoires Caren et on vous prête une idée forte dans le cercle
de vos amis, câest que vous faites le constat que vraiment au regard de ce que
Possotomé était, ce que Ouassa-tokpa
était il y a 30ans le développement va un peu plus vite que vous ne
lâespériez ?
Caren Pétrocian : le développement avec le fil des années a
été vite. Au début quand on venait ici je me souviens le simple plaisir dâavoir
une boisson fraîche par exemple au village il y avait un point chez TECO il y
avait un réfrigérateur à pétrole et câétait lâendroit où on devait marcher et
trouver une bière à peu près fraîche et se régaler de çà si non et bien câest
la bière de la température ambiante câétait le premier miracle du progrès
et puis avec le temps les petits progrès sont arrivés jâai vu avec surprise une
fois une calculatrice il y avait quelquâun qui calculait avec une calculatrice
pour moi çà été un choc incroyable de voir que on pouvait se servir de çà parce
que pour moi il y avait la radio, il nây avait pas lâélectricité il y avait les
lumières, câétaient des lampes à pétrole, les voitures étaient tellement rares
donc câétait toujours les parcours en pirogue donc tous les progrès qui
sâaccrochaient à lâélectricité nâexistaient pas il y avait des machines à pile
donc des transistors, les radios cette calculatrice qui mâavait tellement
étonné et puis je me souviens une année on nâétait venu avec mon ami Henri avec
un petit tour de disque à pile donc on avait ouvert et déposé le haut parleur
sur une chaise et on avait commencer à mettre des disque il y avait tous les
yeux brillants de la famille autour du disque à écouter de la musique câétait
déjà une grande fête familiale ces moments là sont des moment merveilleux.
DDM : Justement jâallais demander si Caren Pétrocian est nostalgique de ce début de
découverte de Possotomé par rapport à lâallure que prend la ville
aujourdâhui ?
Caren Pétrocian : Ce nâest
pas mon tempérament dâêtre nostalgique dâailleurs câest bien que le village de
Possotomé progresse évidemment tout le monde sait que le facteur du
développement de Possotomé çà été lâeau minérale donc la réputation, la
renommée de cette eau a évidemment rejailli sur le village tout entier et si on
compare à dâautres petits villages qui sont sur le bord du lac ahémé, Possotomé
a été beaucoup plus vite. Donc il y eu de lâintérêt, il y a eu des gens qui sont venus voir il y a eu
quelques touristes qui sont arrivés voir parce que dans quelques guides il y
avait une source dâeau chaude au bord du lac ahémé à Possotomé et à Bopa.
Câétait dans un guide mais il y avait des gens pour venir voir ce qui se passe donc le progrès il est venu plus
vite ici je ne parle pas de la route qui est maintenant en construction qui est
en goudronnée même un peu avant lâépisode de la route qui rejoint Comé Ã
lâexploitation dâusine dâeau minérale çà été un changement parce que la piste
dâavant était très difficile à pratiquer pour les véhicules de tous style.
Maintenant on voit des motos, des vélos des voitures tout çà circule avec
aisance donc tout çà désenclave le village donc jâimagine que lâéconomie
profite de cette oxygène qui vient des autres coins de la proximité, les
marchés favorisent le commerce, lâéchange de toutes sortes de marchandises. ÃÃ
câest un bien je ne suis pas nostalgique du tout du progrès de Possotomé je suis content parce que il y a quand même
une identité de ce village je vois que les folklores sont toujours en activité
il y a toujours de zangbéto, des lêgba , il y a toujours des musiques quand il
y a des cérémonies ce soir on va en avoir une à la maison familiale et je vais
mây rendre donc câest toujours çà et puis le progrès câest un bien il y a un
centre de nutrition les hôpitaux sont plus proches donc il y a toutes sortes de
choses qui vont dans le sens du bien-être je trouve que câest un bien.
DDM : Possotomé a bâti
sa renommée sur la tour dâeau thermale vous lâavez signalé mais est-ce que vous
pensez que cette région conserve ses atouts touristiques ?
Caren Pétrocian : Alors bon, il faut que ce coin, conserve son
attrait là je parle comme un Yovo donc pour un yovo venir en Afrique, venir
dans un petit coin comme au bord du lac Ahémé dans un village ou dans un autre,
câest désirer trouver une Afrique authentique de trouver une nature intacte
tant mieux sâil y a maintenant des infrastructures hôtelières qui peuvent
maintenant accueillir les visiteurs, les héberger dans de bonnes conditions
pour quâils puissent avoir lâoccasion de visiter à leur rythme tout cet
environnement mais justement le mot environnement est un mot très important
maintenant aussi bien pour les européens que pour les Africains maintenant il
faut regarder la préservation de la nature, la nature il faut lâentretenir, nos
vieux avaient cette science, ils savaient prélever dans la nature les
ressources nécessaires et ils nâabattaient pas à tort et à travers les arbres
qui étaient énormes pour faire un profit. Il y avait une harmonie entre les
villages et la nature environnante. Il a eu aussi des problèmes dâenvironnement
qui étaient par exemple la sur pêche il avaient beaucoup de pêcheurs dans ce
petit environnement à côté du lac qui a un petit peu posé des problèmes je me
souvient un moment de cela qui était plein dâune flottille de petites pirogues
tôt le matin et maintenant si je regarde lâhorizon dans la journée il nây a pas
beaucoup de pêcheurs donc ça veut dire quâil nây a pas trop de poissons donc il
faut laisser à ces ressources le temps de se reconstituer pour que les gens
puisse vivre un peu de çà . Et pour un
touriste donc lâenvironnement câest une chose très importante çà veut dire la
propreté, çà veut dire ne pas versé des déchets à tort et à travers il y a des villages qui sont merveilleusement
balayés jâavais visité des petits villages dans le temps où chaque coin était
balayer il nây avait pas de crotte de port qui traînaient par tout donc câétait
formidable, il y avait des maisons en terre, des clôtures propres, des arbres
tout çà participait à une harmonie générale formidable. Evidemment quand t-on
parle de progrès on parle aussi de matériaux différents donc les construction
quand elles sont en dure parfois elles perdent leur caractère moi jâaime les
maisons arrondi qui sont un peu potelées comme les terre cuite et en pensant
que les mains les ont caressées ont fait les arrondir lâépaisseur des murs qui
garde la fraîcheur et le mur en Papin quâon monte, la tôle ondulée quâon pose
sur une charpente semer çà fait des petites maisons toute banale qui ont pas un
caractère africain mais quâon trouve un peu partout câest des maisons on dit en
dur parce quâelles sont durables le matériau est plus solide mais par exemple
on peut dire quâil y a des matériaux comme ceux quâa utilisé François pour ses
Bengalows il a mélangé du ciment avec la terre et il a fait des constructions
durables qui ont un aspect original du coin, une belle couleur et en même temps
une durabilité. Il y a un moyen de trouver des solutions esthétiques avec les
matériaux modernes et les traditions.
DDM : Caren Pétrocian
Merci de nous avoir accordé cet entretien nous allons donc au sortir de cet
entretien vous demander vos souhaits et
sâil le faut vos suggestions puisque vous êtes citoyen de Possotomé
pratiquement maintenant pour que cette ville demeure attrayante ?
Caren Pétrocian : Ne dis pas ville parce que jâaimerais que ça
reste un village pour que ça garde une
dimension humaine parce que si ça devient une ville il va y avoir des
constructions qui vont grimper tout au tour du lac qui vas y avoir des
constructions ça sera moins joli.
Je souhaite que le développement
de ce village se fasse en harmonie avec son environnement quâon tienne compte
des petites exploitations agricoles qui
font aussi toute la richesse de la population de sa variété de tous petits
champs, des différentes petites économies locales, le savoir-faire
gastronomique devrait pouvoir attirer les populations. Jâaimerais que les
activités de la pêche puissent reprendre sâil y a des projets de réhabilitation du lac et re-favoriser
la population animale. Jâaimerais donc que tout ce projet aille en harmonie
dans la direction du progrès et quâil nây ait pas de déséquilibre pour gâter le
paysage.
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